BADMINTON : Les as du volant

Le badminton est inscrit aux Jeux des Îles de l’Océan Indien depuis 1979. Cependant, en 2007 à Madagascar, cette discipline n’a pas été retenue. Généralement, sept finales sont disputées dans cette discipline aux JIOI, comme suit : simples hommes et dames, double hommes et dames, double mixte, tournoi par équipe hommes et tournoi par équipe dames.

Maurice a été au-dessus du lot dans cette discipline aux JIOI, à l’exception de 2011 où les Seychelles ont remporté quatre médailles d’or. Par ailleurs, il y a aussi eu des badistes qui ont aussi brillé sur l’échiquier africain à l’instar des Mauriciens Eddy Clarisse et Kate Foo Kune et de la Seychelloise Juliette Ah-Van.

Domination sans partage

L’histoire d’amour entre Maurice et le badminton aux JIOI commence en 1979, lorsque les Mauriciens ont fait table rase sur toutes les médailles d’or en jeu. Les héros mauriciens de 1979 sont, entre autres, Hardy, Dulloo, Ng Ah Yen, Yew Hin et Sandrassagen. Ce dernier, laisse-t-on entendre, s’est montré impérial avec un niveau de jeu où il aurait pu mater sans problème les meilleures raquettes de France à l’époque.

En 1985, au gymnase du Dr Régis Chaperon SSS à Belle-Rose, Maurice a consolidé son emprise sur cette discipline en raflant à nouveau tous les titres en jeu avec Jacques et Kathy Foo Kune, Ravindren et Vatsala Sandrasagen, Joseph Richard, Philippe Lesage et Antoinette Lau Moon Lin. Cette génération de joueurs de 1979 et 1985, inspiratrice à plus d’un titre, à l’exception de Kathy Foo Kune qui a continué l’aventure jusqu’en 1990, a fait place à de jeunes joueurs talentueux qui ont régné sur ces Jeux indianocéaniques jusqu’en 2003 et se permettre même d’aller briller en Afrique avec Eddy Clarisse.

C’est ainsi qu’en 1990 à Madagascar, les Martine de Souza, Eddy Clarisse, Nita Seesurrun et Dussain, soutenu par l’expérimentée Kathy Foo Kune ont fait table rase que ce soit en simple, double ou par équipe tout comme en 1993 aux Seychelles où Gilles Allet et Stéphane Beeharry et Jean Pierre ont amplifié la domination mauricienne dans cette discipline.

La 11e de Martine

En 1998, Martine de Souza n’a pas été de la partie, mais cela n’a pas empêché les Mauriciens de réaliser encore un sans-faute avec toujours des jeunes badistes qui sont venus se frotter aux anciens, à l’instar d’Amrita et Vishal Sawaram. De quoi se frotter les mains à l’approche des Jeux en 2002, mais qui ont finalement eu lieu à Maurice en 2003.

Pendant ce temps, les Seychelles, particulièrement en féminin, ont gagné du terrain avec Juliette Ah-Van, couronnée championne d’Afrique cette année-là. Toutefois, cela n’a pas été suffisant pour empêcher notre championne incontestée et incontestable du badminton local, Martine de Souza, de signer un retour tonitruant pour empocher trois médailles d’or et sa onzième dans l’histoire des Jeux, un exploit que seule Kate Foo Kune semble avoir la finesse pour égaler.

Les Seychelles délogent Maurice

Le badminton étant resté à quai aux Jeux de 2007 à Madagascar, les Seychelles ont continué leur ascension et vont finalement donner un coup de frein à la domination mauricienne. Georgie Cupidon, Steve Malcouzane, Cynthia Course, Katherina Paulin et Danielle Jupiter vont embraser le gymnase La Promenade pour offrir aux Seychelles quatre médailles d’or, mais qui n’ont pas été assez efficaces pour empêcher Maurice de gagner les deux tournois par équipe ainsi que le double mixte avec Shama Aboobakar et Kiran Baboolall.

La suite, on la connaît. Les Mauriciens, piqués au vif, vont faire une nouvelle razzia en 2015, à l’île de la Réunion, en misant toujours sur cette transition entre jeunes talents et joueurs expérimentés. Il en sera de même dans deux ans à Maurice avec les Julien Paul, Aatish Lubah et Kate Foo Kune, entre autres.