BOXE : Le noble art tient sa place

Boxe

La boxe anglaise, discipline noble, est présente aux Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) depuis sa création en 1979. Particulièrement réservée à la gent masculine, cette discipline olympique a toutefois ouvert ses portes aux dames en 2007 uniquement, à Madagascar. Pour l’édition 2019 également, cette discipline sera bel et bien présente.

Le nombre de finales a varié entre 10 et 12, exception faite en 2007 (18) où les filles étaient conviées sur le ring, lors des huit premières éditions des Jeux et sera de 10 en 2019 comme c’était le cas en 2015. Ces changements interviennent sur les recommandations de l’Association Internationale de Boxe. D’ailleurs, le non port de casque qui a été adopté lors des JIOI 2015 est un règlement qui émane de cette instance.

Domination seychelloise

Dans cette discipline, les Seychelles ont souvent dominé les débats comme l’attestent leurs six médailles d’or remportées en 1979 lors de la première édition des JIOI à l’île de La Réunion. Les «Dallons» sont restés maîtres de leur sujet, du moins jusqu’en 1993, lorsqu’ils se sont fait égaler par La Réunion à Mahé.

La quatrième édition des JIOI en 1993 a, par ailleurs, produit un fait rarissime car dans trois catégories (-81, -91 et +91kg), aucun pays n’avait osé présenter de boxeurs contre les colosses seychellois que sont Olderick Esparon, Jean Robert et Roland Raforme, garantissant la médaille d’or à ces derniers sur tapis vert. Madagascar, malgré ses cinq médailles d’or acquises en 1990 à Tana, est resté régulièrement en retrait dans cette discipline, sauf en 2007 où leurs éléments féminins ont fait grimper leur récolte à sept.   L’un de ses boxeurs les plus redoutables a été Anicet Rasoanivo.

Quant aux Réunionnais, ils se sont affirmés à partir de 1993 et à partir de là ils ont toujours été très réguliers dans leur moisson de médailles d’or, malgré leur débâcle en 2003 où ils ont ramené une seule médaille d’or. D’ailleurs, en 1998 et 2015 à domicile, ils ont respectivement fait retentir la marseillaise en cinq occasions. Les Willy Blain, Bernard Inom, Gérard Tierpied et autres Thierry Mallard ont été des pugilistes aux poings d’or pour les leurs.

Boxe

L’uppercut de Maurice

Maurice qui s’était timidement manifesté dans cette discipline jusqu’en 1993 (une médaille d’or en 1979, 1990 et 1993 et trois en 1985) a connu un sursaut d’orgueil en 1998 en se qualifiant pour huit (8) finales sur les12 listées et en ramenant à la maison cinq médailles d’or dont celle de Michael Macaque qui a fait tomber l’ogre seychellois, Roland Raforme. Cet uppercut des Mauriciens allait se répéter en 2003 à la maison lorsqu’ils atteignent 10 des 11 finales en lice pour offrir à leur public cinq médailles d’or.

Toutefois, en 2011 et 2015, Maurice a connu une sévère baisse de régime, malgré le fait d’être compétitif sur l’échiquier africain et d’avoir vu un fils du sol, Bruno Julie, médaillé d’or en 2003 et 2007 aux JIOI, décrocher une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008.

Ainsi, en 2019, il conviendra à la nouvelle génération de pugilistes mauriciens de faire honneur à leurs anciens tels que Teekaram Rajcoomar, Hervey Nagloo et Jerry Montimerdo, et d’embraser le gymnase national de boxe comme l’avaient fait en 2003 les Michael Macaque, Reeaz Durgahed et Bruno Julie, entre autres.