HALTEROPHILIE : Transformer la fonte en or

Haltérophilie

L’haltérophilie, discipline olympique, est présente aux Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) depuis 1979. Ce n’est qu’aux JIOI 2003 à Maurice que les dames accéderont pleinement à cette discipline. Les leveurs de fonte concourent dans trois épreuves: l’arraché, l’épaulé-jeté et le total olympique.

Lors des 9es JIOI en 2015, 45 médailles d’or ont été distribuées dans cette discipline. En 2019, pour les JIOI, le nombre de médailles d’or passera de 45 à 48, soit huit catégories chez les hommes (56, 62, 69, 77, 85, 94, 105, +105 kg) et huit chez les dames (48, 53, 58, 63, 69, 75, 90, +90 kg).

A ces Jeux indianocéaniques, La Réunion a connu sa période phare lors des trois premières éditions des Jeux (1979, 1985 et 1990). En 1979, les Réunionnais ont récolté sept des neuf médailles d’or en jeu. Maurice, chez les 56 kg et 110 kg, a accroché deux médailles d’or grâce à Philippe Wai Ping et Adinarain Pyndiah respectivement. La progression mauricienne est constatée en 1985 avec trois médailles d’or contre six aux Réunionnais.

22 sur 30 pour Maurice

Madagascar, en 1990, à la surprise générale, a épinglé trois médailles d’or à son tableau de chasse, La Réunion a maintenu sa suprématie avec quatre premières places alors qu’Ivan Anaudin (82,5 kg) est le seul Mauricien à prendre une médaille d’or.

C’est aux Seychelles que l’haltérophilie mauricienne a décollé avec 22 métaux en or sur 30. Anaudin, Amurat, Lim Fen Chow, Rummun, Gerie, Dodin et Corret ont enregistré le triplé arraché/l’épaulé-jeté/total olympique, alors que Soupprayen et Bade ont tous deux rapporté deux médailles d’or dans l’escarcelle mauricienne. Dodin a remporté trois des quatre médailles d’or des Seychelles à ces Jeux et cette performance des Dallons n’a jamais laissé présager qu’ils allaient monter en puissance en 1998 avec sept titres.

L’entrée des dames

Les Seychellois ont dû attendre les JIOI 2003 à Maurice pour se signaler dans cette discipline. Se présentant comme un véritable rouleau compresseur, ils ont pris une douce revanche sur les Mauriciens en masculin qui les avaient acculés chez eux en 1993 (22 contre 7). En féminin, ce sont les Réunionnaises qui se sont montrées les plus puissantes avec 11 médailles d’or contre sept aux Seychelloises et trois aux Mauriciennes.

L’emprise des Seychellois a duré jusqu’en 2011 avant que Maurice ne revienne à la charge en 2015 à l’île de La Réunion en remportant 21 des 45 médailles d’or en lice. Shalinee Valaydon (+75kgs), Yovin Gyadin (+105 kgs), Roilya Ranaivosoa (-58 kg), Emmanuella Lent-Labonne (-63 kg), Cédric Coret (-71 kg), Jonathan Coret (-56 kg), le regretté Yvan Pierrot (105 kgs), ont été impeccables.

L’absence de ce dernier se fera sentir en 2019, mais Maurice pourra compter sur ces anciens tels que Shalinee Valaydon et Emanuella Labonne, pour pousser la nouvelle vague de jeunes haltérophiles tels que les frères Madanamoothoo et Ketty Lent à sonner la charge à nouveau.