Jean Pierre Sauzier : « Raviver la flamme dans le cœur des Mauriciens »

Jean Pierre Sauzier : raviver la flamme dans le cœur des Mauriciens

« Il faut se servir de ces Jeux pour raviver la flamme dans le cœur des Mauriciens. C’est ce qui va créer cet élan patriotique », dit d’emblée Jean Pierre Sauzier. En effet, dès sa première rencontre avec la presse, l’ancien sportif donne le ton.

Nommé Chief Executive Officer (CEO) du Comité d’organisation des Jeux des Îles (COJI), Jean Pierre Sauzier succède ainsi à Georges Chung à ce poste. Et l’ancien spécialiste du 110m et du 400m haies, qui a également joué au football et au rugby, veut fédérer la population autour de ces Jeux qui se dérouleront à Maurice dans deux ans.

Ce patriotisme justement, Jean Pierre Sauzier l’a vécu en 2011 durant les Jeux des Îles aux Seychelles. « J’étais parti aux Seychelles pour soutenir mes compatriotes et cela a renforcé mon sens de l’appartenance. Il faut que la jeune génération puisse également vivre ces moments », confie ce père de trois enfants.

Conscient que la mission qui l’attend ne sera pas de tout repos, le Curepipien soutient que son rôle sera de faire avancer les dossiers, de gérer et d’effectuer la bonne mise en place. Pour cela, il compte notamment s’appuyer sur les sous-comités qui, dit-il, font déjà un travail remarquable. « Je travaille avec des gens compétents qui abattent déjà un excellent travail. Ils ont l’expérience requise, ayant déjà participé à l’organisation des Jeux dans le passé. Mon rôle sera de faire en sorte que les dossiers avancent ».

« L’appui du secteur privé »

Ancien élève du collège du Saint-Esprit, Jean Pierre Sauzier a poursuivi ses études en Afrique du Sud. Il a notamment travaillé dans l’industrie du textile et a également eu un pied dans la presse, ayant déjà exercé à l’IPBD, une compagnie qui distribuait des journaux et des magazines étrangers à Maurice.

Le directeur général estime également que la fête du sport doit être complète. Pour cela, il est d’avis que la présence des Réunionnais est nécessaire. « C’est important qu’ils soient là. Concevoir les Jeux sans nos voisins est impensable », estime Jean Pierre Sauzier.

À deux ans des Jeux, ce chef d’entreprise compte aussi sur le soutien du secteur privé. « Il faut l’appui du secteur privé dans cette mission. Ses responsables doivent pouvoir libérer les athlètes et rallier un maximum d’employés autour des Jeux. Cette fibre patriotique ne doit pas être l’affaire de quelques individus seulement », dit-il.

De par son expérience dans la gestion et le fait qu’il soit entouré d’un comité qui a déjà connu la fièvre des Jeux, il va sans dire que l’on se dirige vers une édition 5 étoiles. C’est en tout cas le souhait de Stephan Toussaint, ministre de la Jeunesse et des Sports.