À 18 ans, Sameer Moos a participé aux Jeux des Iles de l’Océan Indien (JIOI) 1993, aux Seychelles. Appelé à devenir l’une des stars du demi-fond de l’océan Indien, le Vacoassien a toutefois été forcé à une retraite prématurée due à une blessure en 1999. Il garde un excellent souvenir des JIOI 1993 et tout comme en 2003, il promet d’être derrière les Mauriciens pour les Jeux de 2019.

Il demeure un des plus jeunes athlètes masculins de demi-fond masculin à avoir concouru à ce niveau de la compétition. Sameer Moos, dont la spécialité était le cross-country et le steeplechase (SC), s’était qualifié pour les JIOI 1993 aux Seychelles dans l’épreuve du 3000m SC.

De bons souvenirs

Jeune et en manque cruel d’expérience à ce niveau de la compétition, l’espoir du demi-fond mauricien de l’époque s’était honorablement défendu face aux cadors de la discipline et avait pris la cinquième place à Mahé. « J’avais réalisé une bonne performance, mais c’était insuffisant pour contrer les Malgaches qui avaient acquis beaucoup de maturité dans cette épreuve », dit-il.

Il dit toutefois pas de ne regretter cette contre-performance. Il y a cependant d’autres éléments liés aux JIOI 1993 qu’il remémore avec nostalgie. « L’esprit d’équipe, le sens de l’appartenance, l’accueil des Seychellois, l’ambiance sur les sites de compétitions et dans le village des Jeux entre autres sont des images qui trottent toujours dans ma tête », raconte-t-il.

Motivé à bloc pour faire partie de l’aventure réunionnaise en 1998, Sameer Moos continue ses entraînements avec acharnement. « J’avais acquis une bonne expérience en 1993 et je ne visais rien d’autre que la médaille d’or aux Jeux de 1998 », déclare-t-il.

Retraite prématurée

Les performances sont en hausse, les records et les victoires s’enchaînent. Mais une année avant les JIOI 1998, Sameer Moos subit une vilaine blessure aux    ischio-jambiers. Il ne récupérera jamais de cette blessure et manquera ainsi à l’appel en 1998. En 1999, Sameer Moos tente un retour au-devant de la scène, mais les circonstances le forceront à une retraite prématurée, car ses muscles ischio-jambiers ne sont plus les mêmes.

En 2016, les gènes du champion se sont réveillés. À 43 ans, Sameer Moos se tourne vers les courses en montagne, soit le trail.

Cependant, l’athlète garde toujours l’espoir, et revient vers ses premières amours, soit le cross-country et l’athlétisme. Et en 2019, avec les JIOI qui se tiennent à Maurice, le Vacoassien aura une raison de plus de s’accrocher au monde sportif local.

« En 2003, j’ai soutenu les Mauriciens à fond, ce sera de même en juillet prochain. Les Jeux des Iles sont pour moi des événements exceptionnels que tout Mauricien doit vivre », affirme-il.