TENNIS DE TABLE : Orange ou blanche, la petite balle allie finesse, puissance et stratégie

Le tennis de table a toujours été présent aux Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) depuis sa création en 1979, tant en masculin qu’en féminin. Les médailles sont décernées dans sept catégories comme suit : simple homme et simple dame, double hommes et double dames, double mixte, tournoi par équipes hommes et tournoi par équipes dames.

À ce jour, ce sont les Malgaches qui se sont taillé la part du lion au tableau des médailles, mais en 2015, ils ont essuyé un revers en terminant la compétition avec seulement une médaille de bronze.

L’effet Papillon

Pourtant, c’est Maurice qui a dominé la première édition des Jeux en 1979 en remportant six des sept finales en lice, laissant filer seulement le titre dans le tournoi par équipe masculine au profit de La Réunion. D’autre part, seules les Seychelles ont pu empêcher les Mauriciens et les Réunionnais prendre toutes les médailles d’or et d’argent en jeu en prenant la deuxième place en double dames. Toutefois, les archives des résultats de l’époque nous révèlent que la Seychelloise Zarquani était associée à la Mauricienne Grâce Papillon, lors de ce duel.

Avec le succès des Anne Marie Li Wai Pang, Marlys Ithier, Cyril Ah Choon et Jinaly Hosany, la nation mauricienne rêvait grand pour les Jeux de 1985 à Maurice. Mais, c’était mal connaître les Malgaches, absents en 1979 de cette discipline, qui raflèrent six médailles d’or, alors que Marlys Ithier sauva les meubles pour le pays hôte en simple dames.

La suprématie malgache perdura jusqu’en 1998, telle une affaire de famille, avec les Ramamanbitana et les Andrianjatovo (frères et sœurs) ou encore la présence de Jean Christian Andrianjatovo et Tiana Andrianantenaina dont la supériorité technique suscitait l’admiration des autres joueurs engagés dans la discipline.

Mais Maurice ne baisse pas les armes pour autant et se lance dans l’arène avec ses jeunes prometteurs tels qu’Isabelle Lindor-André, Rabia Patel, Ravi Bhurtun, Patrick Sahajassein Didier Hao Thyn Voon, et Rajessen Desscann.

Maurice gagne en maturité

Cette jeune génération, aidée par les anciens, lança un premier signal aux Malgaches en 1993, en remportant le double hommes et double dames avec les paires Desscann-Hao Thyn Voon et Picon-Li Wai Pang, alors qu’en 1998, Maurice s’adjugea la médaille d’or par équipe en masculin.

Puis, en 2003 la maturité acquise au bout d’une dizaine d’années d’efforts a permis aux Mauriciens de monter sur la plus haute marche du podium en cinq occasions. Et même si en 2007, la moisson fut maigre pour Maurice, mais on retiendra que Rajessen Desscann avait bousculé la hiérarchie en offrant à Maurice sa première médaille d’or en simple homme et Desscann devenait du coup le seul pongiste mauricien chez les hommes à avoir remporté toutes les épreuves au programme de cette discipline aux JIOI.

Une certaine Anniesa Benstrong des Seychelles s’est, elle, timidement manifestée dans cette discipline.

La Réunion s’est aussi signalée dans l’histoire avec les percées d’Eric Rivière-Nicaise Pageot en double mixte en 1993 et l’or de Virginie Sallé (1998) et de Cédric Agathe (2003), en simple dame et homme respectivement, avant de confirmer sa remontée dans l’océan Indien en 2015 avec trois médailles d’or.

De ce fait, en 2019 à Maurice, il faudra s’attendre à une compétition hautement disputée où Maurice essaiera de faire la différence avec ses jeunes talents tels qu’Akhilen Yogarajah, Wasiim Gukhool, Ryan Descann, Prathna Jalim et Lorie Yee Kin Sien.